Une dette morale que la France ne veut pas solder.
Après la rencontre du Président de la République avec les Associations de Français Rapatriés
Vendredi 7 décembre 2007
COMMUNIQUE COMMUN
Les Responsables associatifs des Français Rapatriés reçus par le Président de la République, à son retour d’Algérie, le 5 décembre ont entendu les déclarations du Chef de l’Etat.
« Si la France a une dette morale, c’est d’abord envers vous » avait déclaré M Sarkozy en avril dernier. Ils regrettent qu’en cette journée d’hommage national aux Victimes de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie, le Président n’ait pas saisi une telle occasion solennelle pour concrétiser cette volonté de reconnaissance et de réparation.
Ils relèvent avec consternation que sur le site de l’Elysée, n’aient été mentionnées que les associations d’anciens combattants et de rapatriés Harkis. « Pieds-noirs » et « Harkis » s’opposent à toute tentative de division et confirment leur entière solidarité. Ils revendiquent fortement leur appartenance à la catégorie des « Français Rapatriés »
Ils tiennent à exprimer la très vive émotion de la communauté rapatriée à la suite des déclarations du Président de la République assimilant uniquement la période française de l’Algérie à un système d’asservissement ce qui contribue à jeter indirectement l’opprobre sur les Français d’Algérie et résonne comme une repentance qui ne dit pas son nom.
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DE MOINS EN MOINS
Nicolas SARKOZY deçoit les Français rapatriés.
Le Président de la République reçevait hier soir 300 représentants des Français rapatriés et Anciens Combattants d'Algérie, du Maroc et de Tunisie à l'Elysée.
L'intervention du Chef de l'Etat était très attendue par toute notre communauté.
Cette rencontre qui aurait pu être historique s'avère être une dérobade de plus.
"un discours d'une grande lâcheté politique".
Selon B.COLL,
et c'est aujourd'hui l'avis de tous nos compatriotes,
il est regrettable que M. Sarkozy ne tienne pas sa promesse de campagne,
quand, le 31 mars,
il avait dit aux représentants des harkis qu'il recevait à son siège de campagne que s'il était élu, il reconnaîtrait
"officiellement la responsabilité de la France dans l'abandon et le massacre des harkis".
L'assistance aurait du manifester son désaccord par un départ immédiat.
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Le roi de la Tchatche
Après le one man show algérien...
De Dunkerque à Tamanrasset il nous a tous pris pour des .....
La plupart des associations de harkis reçues mercredi soir à l'Elysée ont fait part d'une certaine déception après le discours de Nicolas Sarkozy, qui a jugé que la France devait "réparation" aux harkis et à leurs enfants envers qui elle a une "dette".
"On attendait la reconnaissance de la responsabilité de la France dans l'abandon et la relégation des harkis, ce qui n'a pas été le cas", a regretté Saïd Merabti, président de l'association AJIR (Association justice information et réparation pour les harkis). "Je pensais qu'il y aurait quelque chose d'important. Ca veut dire que le combat continue".
Bernard Coll,
secrétaire général de l'association Jeune Pied-noir, a regretté qu'on "continue le système qui existait auparavant, celui d'une fausse reconnaissance, une reconnaissance en catimini mais pas une reconnaissance publique. C'est-à-dire que pour l'instant, nous sommes toujours des parias de la République".
"Le chef de l'Etat n'a pas eu le courage de son engagement de campagne électorale, puisqu'il avait dit:
"si je suis élu président de la République, je veux reconnaître la responsabilité de l'Etat dans l'abandon et le massacre des harkis",
Ce soir, il vient d'assassiner les gens qu'il promettait de sortir de l'oubli.
Ce genre de lâcheté politique, en France, on y est habitué depuis 45 ans".
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